[Fan-Fiction] Le sang de l'innocent

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[Fan-Fiction] Le sang de l'innocent

Message par GhostWriter le Ven 15 Juin 2012 - 19:30

Episode 1 : Le mariage de la carpe et du lapin

Le mariage est un duo ou un duel
Emile Augier

Dix centimètres d’une couche de poussière crasse recouvrait l’avenue des Champs-Elysées. Ce qui avait été, plusieurs centaines d’années auparavant, le symbole d’une classe à la française, n’était désormais rien qu’un désert apocalyptique balayé par les vents solaires et remonté par les scorpions et les cancrelats. Quelques fois, d’étranges météores venaient déchirer l’horizon empourpré pour se perdre derrière une masse pierreuse. Au loin, une lumière bleutée se découpait, rassurante et solennelle. Majestueux et imposant, l’Arc de Triomphe, héritage d’une gloire qui n’avait plus rien de palpable, se détachait, semblant timidement défier le ciel. Il s’était effrité au contact du temps qui passe, de la colère des Hommes, comme le faisait la matière lorsqu’elle tombait dans les poches de sulfure qui garnissaient ce qui avait été naguère le macadam. Sur le promontoire de pierre, parmi les excavations qui émaillaient l’ancien monument, quatre silhouettes étaient assises, les pieds dans le vide, et regardaient silencieusement le paysage, respectant la solennité de l’instant. « Le truc bien avec les apocalypses, avait dit l’un d’entre eux, c’est qu’on aura beau se démener comme un dingue pour les éviter, on aura juste à aller un peu plus loin pour en trouver une. » Une page de leur histoire commune se tournait et personne n’avait envie de prendre la parole. Mettre des mots sur cet instant n’aurait rien fait d’autre que de le rendre un peu plus réel.
* * *
Ils avaient choisis la date du 4 mai 2016 parce que le proverbe dit « en mai, fais ce qu’il plaît ». Ce qui leur plaisait, c’était de se marier alors ils avaient fixé la cérémonie à ce samedi. Enfin, c’était surtout elle qui avait insisté pour le printemps mais il n’avait pas osé la froisser, pas pu lui refuser. Quatre années d’un amour sans nuage ne lui semblaient pas devoir être ombragées par un choix arbitraire de date. Il avait eu suffisamment de mal à la séduire, après vingt ans à la regarder dans l’ombre, se demandant pourtant chaque jour que Dieu faisait comment une fille aussi formidable qu’elle pouvait être en couple avec un type aussi insignifiant que lui. Peu lui importait qu’il l’aimât d’une manière plus intense que la sienne, il espérait chaque jour lui faire toucher du doigt l’amour absolu qu’il lui portait.
Bien sûr, c’est elle qui prenait la plupart des décisions qui affectaient leur couple d’une manière ou d’une autre. Et c’est tout naturellement elle, qui, de la même façon, avait décidé un soir qu’ils « devaient » se marier, prétextant une antiromantique raison de dégrèvement fiscal. Il jugeait qu’il n’avait pas besoin d’un papier qui affirmait qu’il l’aimait. Ne gravons pas nos noms au bas d’un parchemin. Georges Brassens n’avait jamais dû la rencontrer. Cependant, il avait cédé puisqu’il la chérissait sans, il pouvait bien l'aimait avec. Il avait souvent réfléchi à leur relation, à sa signification profonde et à la couleur dont il voulait teinter son avenir. Cependant, il ne l’avait jamais mis au courant de ces digressions. La dernière chose qu’il voulait était de la faire fuir.
Onze mois qu’elle préparait l’évènement, courant de magasins de robes de mariée en traiteurs, enveloppant les faire-part la nuit, appelant les salles des fêtes le jour, refaisant le plan de table avec une application extrême qui virait à l’obsession, éloignant un cousin à elle d’une tante à lui. Il était cantonné aux tâches subalternes, devant perpétuellement valider ses choix, sans qu’il ait réellement le final cut. Il restait comme un figurant dans un film auquel il voulait absolument participer. Un jour, il faudrait qu’il prenne les rênes du couple mais il voulait reculer ce moment le plus possible. En réalité, il avait peur que le jour où il lui tiendrait tête, elle décide de partir.
- Le visiteur : Où est ce qu’il a pu bien encore passé ?
- Mattéo : Il est derrière en train de vomir !
- Le visiteur : Encore ? Il veut mon seau ?
- Henry : Ah le mariage ! Quand l’Homme de tout temps a voulu s’unir avec une femme, de Adam avec Eve à Johnny et Sylvie, il est normal que certaines personnes se voient comme devant un immense gouffre dans lequel ils doivent se jeter à corps perdus. Et certains sont comme aspirés et rejetés violemment au sol par l’Amour, cette force incommensurable qui broie tout sur son passage. Comme le disait mon ami, Peter …
- Mattéo : Il a peur de se marier.
- Henry : Mon ami ne disait pas ça.
- Mattéo : Raph a peur de se marier. C’est moi qui le dit.

Assis sur un petit banc de pierre qui faisait face à une imposante église, les quatre camarades, Raph qui essayait de reprendre contenance, Henry Castafolt et ses discours lyriques que personne n’écoutait, Matteo et sa fausse agressivité et enfin le Visiteur qui se demandait ce qu’il faisait là, attendaient que les derniers invités de la famille de Stella s’installent. Ils profitaient des derniers instants qu’ils pourraient passer ensemble, conscients qu’une fois le mariage définitif, ils ne pourraient plus, comme avant, sauver le monde en voyageant dans les limbes du temps. Le Visiteur lui-même avait devancé les potentielles réticences de Stella en refusant que Raph désormais ne l’accompagne. A un tournant de leur histoire commune, Mattéo résuma les sentiments qu’ils partageaient en soupirant.
* * *
]Femme qui râle n’a pas d’égale a dit un jour un poète plus connu pour sa misogynie que pour ses rimes. N’est pas Fernando Pessoa qui veut. Stella Leroi était pourtant inégalable tandis qu’elle pestait contre elle-même, se battant depuis trois minutes avec ses cheveux pour qu’ils forment le chignon qu’elle voulait. Mais au lieu de ressembler à la page 67 de l’édition “Spécial Mariage” du Cosmopolitain de septembre 2014, son reflet dans le miroir ne présentait qu’une masse capillaire informe, qu’un amalgame plus ou moins surréaliste de boucles et de mèches qui s'emmêlaient dans un désordre chaotique. Furieuse et résignée - certains hommes savent à quel point la femme moderne peut se transformer en une furie lorsqu’elle sent le contrôle des évènements lui échapper -, les hormones à vif, bouillant d’une rage qu’elle ne maîtrisait plus, la jeune femme envoya l’épingle contre le mur dans lequel elle vint se ficher. Ses longs cheveux ébène, qu’elle avait laissé pousser voici deux ans, lui arrivaient aujourd'hui au milieu du dos et lui couvraient le visage alors qu’ils refusaient de se laisser coiffer.
- Judith … Judith ? … Judith !!!! cria-t-elle. Sa voix résonna contre la haute voûte de pierre du presbytère de l’Eglise de Saint Mandé.
- J’arrive, annonça, de la façon la plus calme qui soit, une Judith qui ne cachait pas sa lassitude.
- Qu’est ce qui se passe … encore ! … Pff, ridicule !

Elle pouffait. Il n’était pas dans les habitudes de Judith de s’empêcher de rire quand l’envie lui prenait. La vue de Stella, combattante malheureuse d’un conflit esthétique bigger than life, si elle était risible, mettait surtout en lumière la douceur de la vie nouvellement acquise qu’elle menait depuis deux années entières. Vingt-quatre mois d’une normalité incroyablement belle, sans voyage dans le temps, sans personne à assommer, sans aucun de ces paradoxes si compliqués qu’ils finissent par flétrir bien trop vite le teint d’une femme. Il n’avait pas fallu bien longtemps à Judith, caméléon urbaine auquel la vie avait appris qu’il fallait se fondre dans l’existence avant que cette dernière ne vous repousse, pour s’habituer aux conventions de 2012. Elle avait acheté un iPhone, emménagé avec Mattéo dans un appartement du onzième arrondissement parisien situé en face du Théâtre du Temps, avait trouvé un travail dans un club de remise en forme. Mattéo lui-même avait été engagé par une société de protection, mettant ses compétences au service d’une lucrativité bienvenue. On leur avait dit que le changement, c’était maintenant. Alors ils avaient changé. Judith s’était même mise à la cuisine. Elle ! Derrière les fourneaux ! Son plat préféré était les pâtes à la carbonara et Matteo avait rapidement appris à aimer ça. Par conséquent, même si l’ancienne Judith aurait fui comme la peste la demande de Stella de devenir sa demoiselle d’honneur, l’ancienne conseillère en suicide n’avait vu son choix d’accepter, que comme une suite logique à la nouvelle direction qu’elle avait choisi de prendre.
Elle alla détacher l’attache de la plinthe en prenant garde de ne pas se piquer. Revenant à la hauteur de Stella, dans une robe corsetée couleur lilas d'un pastel si intense qu’il brûlerait les yeux de quiconque aurait le cœur un peu trop romantique, il ne lui fallut que quelques minutes et une quinzaine de mouvements compliqués pour que le monstre capillaire ne se transforme docilement en une princesse d’esthétisme.
- Magnifique ! Tu as un don, Judith ! Crois moi. Comment as-tu réalisé ce petit prodige ? demanda la future mariée en se regardant dans le miroir.
- Si tu ne bougeais pas sans cesse, j’aurais été encore plus rapide. Il n’y a aucune raison de stresser comme ça après tout …

Judith avait raison. Stella avait tout pour être heureuse. Raph l’aimait d’une manière plus qu’irraisonnable. Il avait sacrifié sa participation aux voyages du Visiteur sur l’autel de la sérénité conjugale. Derrière le presbyptère où les deux femmes s’étaient retirées, le bruit ambiant témoignait de la foule qui se pressait dans l’église afin de s’asseoir aux meilleures places. Près de deux cents personnes qu’elle avait sélectionnées soigneusement venaient de toute la France partager leur bonheur. Parmi elles, son compagnon avait réussi plus ou moins à mots couverts à inviter ses proches.
- Où est Raph ? questionna la mariée
- Il est doit être dans le coin dit négligemment Judith
- Comment ça ?!? Dans le coin ? cria rageusement Stella
- Calme-toi. Il est avec Matteo. Et il m’a promis qu’il s’arrangerait pour que Raph soit à l’heure et sobre. Il sait ce qui est en jeu glissa-t-elle avec un petit sourire.
- Ah ouais ? commenta Stella
- De toute façon, les mecs ne comprennent que ça …

* * *
Qu’elle était belle dans sa robe de mariée blanche quand elle remontait la nef ! Qu’elle n’était que grâce et volupté au bras de son père dont le sourire portait une fierté compréhensible. Le silence de la pierre conjugué à la lumière du soleil que diffusaient les immenses vitraux de l’édifice conféraient à la cérémonie sa solennité légitime. Saint Martin et son manteau à moitié déchiré, Saint Georges terrassant le dragon et Saint Antoine tourmenté par les ours accompagnaient de façon bienveillante la jeune femme. Stella avait opté pour un dessin moderne, loin des traînes gigantesques qui nécessitaient un enfant pour la porter. A la fois glamour et classe, elle avait dû se contenter de prêt-à-porter bien sûr, mais une étoile brillait bel et bien au firmament de cette journée. A peine le père de Stella avait-il déposé sa fille devant l’autel, que le prêtre commençait son homélie, son carnet de rendez-vous étant chargé durant la haute saison. Nous voici réunis devant Dieu et cette assemblée, afin d'unir cet homme et cette femme dans les liens bénis du mariage, état très honorable, institué par Dieu lui-même avant que l'homme ne succombe au péché, et symbolisant pour nous l'union mystique qui joint le Christ à son Eglise. Puis se tournant vers Raph, il lui posa la question d’usage, que trop de films hollywoodiens ont galvaudé : Voulez-vous prendre cette femme pour épouse légitime, et vivre avec elle selon la loi de Dieu, dans le saint état du mariage? L’aimerez-vous, la consolerez-vous, l'honorerez-vous, dans la maladie, comme dans la santé, et renonçant à toute autre union, lui resterez-vous fidèle jusqu'à la mort ?
Pour toute réponse, Stella reçut l’explosion des vitraux de l’église de Saint-Mandé qui, dans un déferlement de milliers de brisures de verre, soulignait sa fureur dans un fracas assourdissant. Une lumière blanche d’une pureté inouïe aveuglait l’assistance et la nappait dans un brouillard épais. Dès que la première déflagration s’était faîte entendre, Matteo s’était jeté sur Judith et l’avait plaqué au sol, son corps servant de bouclier contre les dangers qui pourraient déferler. L’ecclésiastique était tombé dans les vapes. Les cris de la foule qui se bousculait, qui de ceux qui restaient immobiles, paralysés par les stimuli sensoriels qui affluaient trop nombreux, qui de ceux qui faisaient tout pour s’échapper au plus vite de ce qu’ils espéraient ne pas être leur tombeau, ajoutaient au chaos ambiant sa part d’humanité.
Peu à peu, le calme revint, presque trop ordinaire au vu de ce qui s’était passé, maladroit et inopiné. Stella se releva, le visage maculé d’éclats de verre, la poussière dans ses cheveux, ses cheveux qui cascadaient sur ses épaules, ses épaules douloureuses, sa douleur en bandoulière, Stella, disions-nous donc, avait dans son regard le feu de celle dont on vient de réduire en lambeaux le plus beau jour de sa vie. « Raph .. » Ce prénom, elle l’avait dit du bout des lèvres, de peur que l’air ambiant ne vienne rendre cet appel à l’aide un peu trop banal. Mais quand son regard se fit plus précis, quand son cerveau reprit un peu de son fonctionnement normal, quand ses émotions laissèrent sa raison tranquille, elle put voir que, partout où elle posait son regard, ne restait que des femmes, les hommes de l’assistance étant tous au sol, Raph y compris. Elle se jeta à terre, sur son fiancé, inanimé. Judith repoussa du mieux qu’elle put la masse inerte de Mattéo et se mit debout, les sens en alerte. Cela était de trop pour Stella qui fondit en larmes.
Femme qui pleure n’est que fureur …
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Re: [Fan-Fiction] Le sang de l'innocent

Message par Nigami le Lun 1 Avr 2013 - 23:13

Tu m'énerves d'écrire si bien. Et le pire c'est que j'espère une suite ! Wink
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Re: [Fan-Fiction] Le sang de l'innocent

Message par Titmoff le Mar 2 Avr 2013 - 0:07

Je l'avais raté celui-là... Ça devait être quand j'avais plus d'ordi... Ça fait un peu fouilli, y'a pas mal de fautes de frappe: ça se voit que tu l'as écrit à l'inspi et quand tu fais ça, je trouve l'histoire transportée et transportante. Les phrases sont un peu alambiquées mais j'aime beaucoup cette petite scène de vie.
Par contre... C'est très très cruel de nous laisser là-dessus!

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Re: [Fan-Fiction] Le sang de l'innocent

Message par GhostWriter le Mar 2 Avr 2013 - 8:20

Tu avoueras que continuer un texte sur lequel personne n'avait laissé de commentaires, c'est un peu avoir une motivation que je n'ai plus. Mais merci à vous deux d'avoir lu Wink
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Re: [Fan-Fiction] Le sang de l'innocent

Message par Titmoff le Mar 2 Avr 2013 - 13:17

Ouais j'avoue... mais c'était quoi l'idée?

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Re: [Fan-Fiction] Le sang de l'innocent

Message par GhostWriter le Mar 2 Avr 2013 - 16:04

Je ne sais plus trop ... C'était il y a 9 mois. A l'époque, on avait terminé la saison 2 avec un trio de femmes fortes. Donc je voulais montrer que les femmes pouvaient s'en sortir elles-mêmes en adoptant la position des personnages principaux. Mais depuis, les personnages féminins sont en retrait. A voir comment la saison 3 finit.
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