[Fan-fiction] Voilà ce qui ne va pas se passer (Fin)

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[Fan-fiction] Voilà ce qui ne va pas se passer (Fin)

Message par Lasperge_bottée le Dim 31 Aoû 2014 - 13:24

Bonjour,

Voici ma première fanfic (oui, la première de toute ma vie... J’en suis toute émue).
« Voilà ce qui ne va pas se passer » se déroule en amont de la véritable histoire du VdF.

Toute critique, remarque, idée est la bienvenue (accompagnée d’une boîte de chocolat ou de glace au beurre de cacahuète, sinon, je mords  tongue ).

Merci de votre passage et bonne lecture !
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EPISODE 1:
Raph poussa un soupir. Le panneau d’affichage annonçait de façon laconique que son RER avait quinze minutes de retard. La journée avait mal commencé et, visiblement, elle se poursuivait dans la même veine. Ce matin, l’entretien avec la conseillère Pôle Emploi avait traîné inutilement en longueur. Mis-à-part quelques platitudes à la limite de la désobligeance, aucune offre d’emploi sérieuse ne lui avait été faite. A part peut-être sexeur de poussins, dans une usine délocalisée en Inde… Tant de temps de perdu pour ça !

Le jeune homme poussa à nouveau un soupir de dépit. Du coup, Tim et Léo devaient déjà l’attendre au parc. Il sortit son téléphone portable pour les prévenir de son retard. « Pas de réseau disponible ». Décidément !

Des courants d’air glacés transformaient la station souterraine en congélateur géant. Frissonnant, Raph se dirigea vers le seul distributeur de boissons chaudes à proximité. Tous les voyants rouges étaient allumés, sauf (évidemment) celui à côté de la touche café au lait. Bien que détestant le breuvage, il le choisit donc.

Tout en sirotant le liquide brûlant, il observa les alentours. Rien d’intéressant ne se passait : des gens maussades tout de noir ou de gris vêtus, dans la lueur blafarde des néons, sur fond de carrelage blanc sali par le salpêtre tapissant les murs et les plafonds. De quoi faire déprimer une compagnie de légionnaires en permission. Mâchouillant la touillette, il fredonna une chanson, histoire de ne pas sombrer dans la morosité ambiante.

Brusquement, le ronflement du vent dans un tunnel annonça l’arrivée d’un train. Par réflexe, Raph recula d’un pas, mais ce n’était pas le bon RER. Re-soupir. Il voulut boire son reste de café mais avait oublié de cracher sa touillette. Il renversa donc le reste de liquide marron clair sur son anorak.

- Merde ! Lâcha-t-il, en cherchant des mouchoirs en papier dans sa poche pour se nettoyer. Le gobelet le gênait. La poubelle était à cinq pas à peine de lui et il leva le bras pour le lancer dedans.

Brusquement, le sol se mit à trembler en un hurlement de métal broyé et de pierres arrachées.

Devant lui, émergeant du sol, s’élevait une machine qu’aucun amateur de steampunk n’aurait pu renier, en forme d’œuf de métal sombre, pourvu de tuyaux, de rouages, de vannes et autres manettes, exhalant des brumes de vapeur (la machine, pas l’amateur de steampunk).

L’ « œuf » s’ouvrit en deux et une femme brune sortit de l’appareil. Vêtue d’une courte robe à franges pailletée, cheveux courts crantés, maquillée et parée d’un long sautoir de perles, elle semblait tout droit sortie d’un concours de charleston dans les Années Folles. Si on exceptait un grand manteau sale marron posé sur ses épaules comme une cape et une paire de lunettes d’aviateur qui dépareillaient un chouia avec le reste de la tenue

Elle tendit le bras vers Raph, qui était resté pétrifié de surprise.

- NON ! Hurla-t-elle. Ne jette surtout pas ce gobelet, sinon, voilà ce qui va se passer…

Il y eut un blanc. Raph ramena prudemment son bras vers le bas et attendit. L’étrangère semblait perplexe et mis-à-part ses yeux roulant de droite à gauche, elle ne bougeait pas.

- Heu… fit Raph.

La femme fit un pas en avant, agita l’index d’un air menaçant et reprit :

- Sinon, voilà ce qui va se passer…

Mais elle s’arrêta de nouveau, visiblement ennuyée.

- Il y a un problème ? Demanda Raph, qui commençait à revenir de son étonnement.

- Saperlipopette ! Bien sûr qu’il y a un problème ! En fait, je ne sais pas ce qui va se passer !

- Hein ?

- Mais comment cela se fait-il que je ne le sache pas ?

- Heu, vous arrivez d’où en fait ? Fit Raph.

- D’ici, mais de 1924, pourquoi ?

- Vous venez du passé ?

- Ben oui, champion, répondit la femme, avec une pointe de sarcasme.

- Et vous êtes déjà allé dans le futur ?

- Non, c’est un voyage expérimental. On ne vous apprend rien dans les livres d’histoire ?

Raph soupira lentement, essayant de ne pas s’énerver.

- Et il ne vous serait pas venu à l’esprit, par hasard, que venant du passé, vous ne pouviez pas prédire l’avenir ?

Pendant quelques secondes, la donzelle fronça les sourcils, puis son visage s’éclaira :

- Ah, ben, oui, effectivement.

- Alors, pourquoi n’iriez-vous pas d’abord dans le futur et après, vous revenez pour me dire ce qui va se passer ?

- Je ne sais pas, rétorqua la garçonne en haussant les épaules. C’est écrit comme ça dans le scénario…

Scénario… Pris d’une envie soudaine (Non, pas cette envie-là… Ni celle-là ! Rhooo !), Raph leva la tête. Il ne savait pas ce que sa question voulait dire, ni à qui elle s’adressait, mais il fallait la poser.

- François, Slim, c’est quoi les histoires… Heu… Qu’est-ce-que c’est que cette histoire ? Ça n’a aucun sens et ce n’est même pas drôle !

La voix off de François s’éleva :

- Non, je n’y suis pour rien, ce n’est pas du tout ce qu’on avait écrit ! Il ne devait rien se passer pour toi maintenant.

- Je confirme ! Renchérit Slim.

- Se passer pour moi ? fit Raph qui regardait tout autour de lui pour découvrir d’où venaient les voies. L’étrange femme, sa machine et les dégâts occasionnés sans la station RER disparaissaient, comme si rien ne s’était passé.

Voile noir.



EPISODE 2:
Le train s'engouffra dans la station. Raph secoua la tête, faisant voler avec élégance sa chevelure ébouriffée. Le temps passait trop vite : un instant on fixe le panneau indiquant quinze minutes de retard et immédiatement après, le RER arrive. "Incrédibeule", pensa-t-il, en franglais dans le texte.

Sur le quai, le nombre de passagers en attente avait considérablement augmenté et la rame devant lui était déjà pleine en arrivant. Il lui fallait pourtant rentrer coûte que coûte car Léo et Tim devaient vraiment s'impatienter au parc. Jouant des coudes, il parvint à se glisser dans le wagon, au milieu de la foule compacte.

En s'éloignant du centre-ville et de ses quartiers touristiques, la rame de vidait peu à peu et Raph put enfin s'assoir sur un strapontin, près d'une des portes. Dans le reflet de la vitre, il remarqua une tache sombre sur son anorak.

- Les gens sont vraiment crades, pensa-t-il en tirant des mouchoirs en papier de sa poche et en essuyant un liquide marron qui maculait son vêtement.

A la station xXx (Afin de garantir l'intimité des protagonistes, aucun nom de lieu ne sera évoqué. Oui, non, en fait, j'ai juste trop la flemme de chercher des noms de lieux existants...), au moment où les portes se refermaient, un accordéoniste se glissa subrepticement, voire insidieusement, pour ne pas dire sournoisement, dans le compartiment.

Raph sentit instinctivement ses dents grincer lorsque les premières notes de musique s'élevèrent. Il s'efforça de faire abstraction des sons aussi doux et mélodieux que des cris de chatons écrasés par des rochers mitigés d’un crissement d’ongles sur un tableau noir. Mais, lorsque l'homme se mit à hurler avec entrain "Volare, oh, oh ! Cantare, oh oh oh !", le jeune homme sentit un bouillonnement de colère le parcourir.

Mentalement, il se visualisa arrachant le strapontin et frappant le musicien - hurleur avec, jusqu'à ce qu'il crache toutes ses dents (l'accordéoniste, pas le strapontin). A l'instant où il se levait mettre son plan à exécution, une colonne de fumée verte se forma devant lui et un koala en sortit tranquillement. Pendant une fraction de seconde, Raph eut une impression inexplicable de "déjà-vu" (en anglais dans le texte). Totalement perplexe, il observa la créature.

L'animal portait une sorte de casque souple en cuir avec de grandes lunettes plaquées au-dessus. Des cicatrices encore ensanglantées lui barraient le museau, maculant sa fourrure grise de taches sombres. Mais il ne semblait pas le remarquer, ni ressentir de douleur : il mâchouillait le bout d'un rouleau de feuilles fleurant bon l'eucalyptus et crachait ponctuellement au sol une chique verdâtre. Un cache-poussière sale et déchiré recouvrait une tenue disparate, probablement trouvée dans un container de recyclage de vêtements.

A sa patte gauche, un étrange appareil fait de bois et autres végétaux. Le koala tendit ladite patte vers Raph et dit doucement et lentement (trèèèèèèèèès lentement) :

- Non ... ne frappe pas ... cet homme ... sinon ... voilà ce qui ... va se passer ...

Il lui avait fallu au moins trente bonnes secondes pour dire la phrase. Pourtant, aussi étrange et paradoxal que cela paraisse, l'animal semblait vraiment mû par une force impétueuse qui le bousculait. Sans quoi la phrase aurait probablement duré une bonne minute.

Raph ressentit à nouveau ce sentiment d'avoir vécu la scène, mais de façon différente. Un oeuf. Un oeuf géant fumant. Il secoua la tête et regarda le petit animal qui reprenait son souffle et semblait prêt à attaquer la suite de son discours.

- Vous vous rendez compte que vous êtes un koala parlant ? L'interrompit-il.

- Evi... demment ! ... Où est ... le problème ?

- Je dois faire une crise d'hypoglycémie, marmonna Raph.

- C'est parce que ... je suis un ... koala ? ... Mais ... faut pas ... se fier ... aux apparences ... Je suis là ... pour sauver ... le monde ... Chuis super … doué … pour ça … Et en plus ... j'ai un cousin ... par alliance ... un raton ... laveur ... Il est ... gardien ... Zzzzzzz.

Le petit animal, épuisé par tant d'efforts verbaux (de près d'une minute et vingt-trois secondes), commençait à s'endormir.

- Gardien de zoo ? Fit Raph en le secouant.

- Non ... Gardien de ... Zzzzzzzzzzz

- BUT ?

- De la Galaxie ... Termina péniblement le marsupial avant de s'endormir à nouveau.

Raph se rassit et regarda autour de lui. Personne ne faisait attention à lui et encore moins au koala parlant, vêtu comme un clodo qui somnolait. La magie des transports parisiens.

L'animal ne lui avait pas dit ce qui allait se passer, mais, en toute honnêteté, Raph s'en fichait totalement. D'autant que l'envie de jouer au "dentiste" avec l'accordéoniste lui était passée.

Il secouait la tête nerveusement, tandis que des souvenirs effacés lui revenaient brutalement en mémoire. Une écervelée venue du passé dans une machine à remonter le temps en forme d'oeuf. Un dialogue impossible avec ses créateurs. Créateurs ?

A ce mot, Raph, comme victime d'une illumination, lança :

- François, Slim, Vous êtes là ? Répondez ! Qu'est-ce qui se passe là ? C’est la foire !

Il essayait de ne pas parler trop fort, car, autant un animal surgi de nulle part, habillé et endormi, ne soulevait pas de question, autant un individu normalement constitué parlant tout seul, à voix haute, cela pouvait choquer les usagers du RER.

- En plus, ce cirque dure depuis plus d’un quart d’heure et il n'y a toujours pas eu d'arrêt, alors que les stations sont séparées de moins d’un kilomètre et...

Comme si le jeune homme avait été entendu, le train ralentit et marqua l’arrêt à la gare de yYy, sa destination. Dans un état second, sourcils froncés, Raph sortit et laissa la rame emporter la créature qui allait probablement s'évaporer, comme ses souvenirs.

D'ailleurs...

Voile noir.

- Le temps passe vraiment trop vite, pensa Raph en voyant l’horloge sur le quai.

Il se dirigea vers la sortie, côté parc, mais allait quand même prendre quelques minutes supplémentaires pour acheter quelques canettes de soda, histoire de se faire pardonner de ses potes.



En un autre lieu, un autre temps, François tapotait des feuilles d'un script intitulé "Le Koala du Futur".

Il avait laissé un message à Slim, absent pour quelques jours, mais il savait que ce dernier ne ferait jamais ce genre de blague. Quelqu'un s'amusait à changer leurs textes originaux et les remplaçait par des histoires totalement absurdes. Mais qui pouvait bien faire ça ?



EPISODE 3:
Le caissier de l’épicerie balança les pièces de monnaie sur le comptoir et plusieurs d'entre elles glissèrent au sol. Raph se baissa pour les ramasser puis récupéra son sac contenant canettes de soda et chips qu'il avait achetés pour grignoter avec ses amis qui l'attendaient.

Mais vu le temps perdu, (trois minutes pour trouver des boissons non périmées, deux autres pour choisir entre les chips saveur caramel ou saveur capuccino ou saveur wasabi, puis quatre minutes pour que le caissier arrive et tape le prix des articles sur l’antique machine et enfin deux minutes supplémentaires pour qu’il rende la monnaie) il se demanda si cela était une si bonne idée, au final. En se dirigeant vers la sortie, Il lança un timide au revoir qui ne reçut aucune réponse. De quoi attraper le Syndrome de Paris même en étant Parisien.

Une fois dehors, il lui restait une dernière ligne droite avant de pouvoir rejoindre Tim et Léo : traverser l'Avenue du 3 Juillet, franchir les grilles du parc, tourner à gauche au bout cent quatre mètres, puis à droite au bout de soixante-seize mètres, encore à droite après cent quatorze mètres, avant d'arriver enfin à leur banc préféré.

Le feu pour les piétons était rouge. Depuis ce matin, tout se liguait contre Raph : un rendez-vous chez Pôle Emploi interminable et décevant, un retard de RER, un accordéoniste qui lui avait bourré le crâne d'horribles mélodies. Mais surtout, il ressentait un malaise indéfinissable. Il avait eu des absences. Oui c'était bien cela : Il avait beau fouiller sa mémoire, il y avait des moments de la journée qui manquaient. Et cela l'inquiétait.

Deux minutes passèrent. Le feu restait au rouge. Raph regarda son portable : près de quarante minutes de retard et huit messages en absence, tous de Tim ou de Léo. Il appela sa boîte vocale, devinant les noms d'oiseaux qui lui étaient destinés. En soupirant, il regarda à nouveau des deux côtés de l'avenue et pris une décision : il allait traverser, tant pis.

Le téléphone collé à l'oreille, le sac de courses accroché à l'autre poignet, il posa le pied sur la chaussée.

Surgie de nulle part au milieu de la route, Lara Croft arriva à sa rencontre et, d'un geste ferme, le repoussa sur le trottoir.

En réalité, ce n'était pas Lara Croft. Mais presque. Comme l'héroïne, la femme était élancée et avait les cheveux tirés en queue de cheval. Sauf qu’ils étaient violets. Sa tenue avait également un cousinage très proche de celui de Lara : débardeur kaki, short marron, rangers hautes, holster sous chaque aisselle, couteau de chasse dans la botte droite. Elle avait en prime des lunettes de soudeur sur le front, retenant quelques mèches de cheveux rebelles, un drôle de boîtier couvrait son avant-bras et un long manteau marron était posé sur ses épaules, probablement en raison de la fraîcheur du temps.

Et comme l'héroïne, elle possédait des "arguments" qui attiraient l'oeil. Et les yeux de Raph étaient comme aimantés par lesdits arguments.

- Non, ne traversez pas cette route au rouge, sinon, voilà ce qui va se passer...

Elle fit une petite pause. Raph, hypnotisé, releva les yeux vers le visage déterminé et but ses paroles.

- Deux agents de la circulation vont déboucher au moment où vous atteindrez le trottoir opposé. Comme ils ont eu une mauvaise journée, ils vont vous coller une amende. Bien sûr, vous allez protester et bien sûr, ils vous arrêteront. Vous vous retrouverez au poste de police où vous passerez vingt-quatre heures, dont douze en interrogatoire musclé et douze dans une cellule en compagnie d'un psychopathe qui cherchera à vous étrangler pendant votre sommeil. Vous serez libéré (délivré) mais vos amis, croyant que vous leur avez posé un énième lapin, vous abandonneront et ne voudront plus jamais vous parler. L'expérience vous traumatisera tellement que vous deviendrez agoraphobe. Vous ne bougerez plus de chez vous, commandant vos courses sur internet, vous nourrissant uniquement de pizzas. Ne pratiquant plus d’activité physique quelconque, vous prendrez cent sept kilos et ne pourrez plus bouger de votre lit. Un jour, vous avalerez un morceau de pizza de travers. Vous vous étoufferez et mourrez. Votre cadavre, tombé contre le mur, en se décomposant, fera moisir les cloisons. L'immeuble connaîtra une épidémie de maladies respiratoires hors du commun. Cet événement, combiné à la crainte de l'arrivée du virus Ebola, va faire fuir les habitants de l’immeuble, puis du quartier. La région va subir une panique générale sans précédent qu'aucun média ne pourra calmer, au contraire : des bulletins alarmistes relayés par tous les réseaux sociaux vont amplifier la crise. Une vague de migration déferlera sur la province. Mais les habitants locaux refuseront d'accueillir les exilés de crainte qu'ils soient porteurs d’un virus. Une guerre civile aura lieu. En 12 jours, toute l'Europe, puis toute la planète, seront touchées par des conflits. Et ce sera la fin du monde tel que nous le connaissons.

Alors que la femme mystérieuse (et sexy) débitait son long discours tenu d’une voie d’hôtesse de l’air, Raph vit du coin de l'oeil deux policiers qui passaient sur le trottoir en face. Aussi débiles que ses prévisions paraissent, elle avait eu raison pour le début.

Le reste de la prédiction lui passa un peu au-dessus de la tête et il rangea son téléphone qu'il n'avait pas lâché.

- Et du coup, vu que je n'ai pas traversé grâce à vous et je vous en remercie mille fois et je suis ravi de vous rencontrer et que ça vous dirait qu'on aille prendre un verre ? Bafouilla le jeune homme au mépris de toute cohérence ou de respect de syntaxe.

L'étrangère sourit.

- Vous disiez "Vu que je n’ai pas traversé", non ?

- Oui, pardon, fit Raph. Je suis un peu embrouillé. Oui, donc, du coup, il va se passer quoi ?

- Disons que, pour le moment, la fin du monde n’aura pas lieu.

- Cool, mais heu... Ce n'est pas un peu exagéré ce scénario ? On dirait une histoire de film catastrophe, style blockbuster américain.

- Parfois les films sont plus proches de la réalité que l'on croit... Répliqua sentencieusement la femme.

- Ah ? Et sinon, vous voudriez prendre un café ?

- Non, vos amis vous attendent.

- Qu'ils attendent ! Pour une fois que je peux discuter avec une jolie fille. Allez, venez, je connais un petit café sympa, pas très loin.

- Non, je dois repartir dans le futur vérifier si une nouvelle catastrophe ne menace pas notre planète.

- Rhooo, mais vous avez bien cinq minutes !

Raph prit son air de cocker triste, le regard humide et la bouche un peu boudeuse. La femme se força un instant pour rester sérieuse mais éclata finalement de rire.

- D'accord, juste un café. Mais appelez vos amis, sinon, ils vont vous en vouloir et vont vous laisser tomber, c’est garanti !

- Oui, je leur fait un SMS tout de suite, répondit le jeune homme avec un grand sourire de triomphe, en ressortant son téléphone.

Quelques minutes plus tard, ils étaient installés sur les banquettes d'un café dont la devanture, d’apparence ordinaire, dissimulait une salle douillette et chaleureuse. Le serveur n'avait absolument pas remarqué la tenue quelque peu excentrique de la cliente. Après tout, on était à la capitale !

- Au fait, moi c’est Raph, et votre petit nom, c'est quoi ? Demanda Raph à sa nouvelle amie, après avoir commandé deux grands « irish coffee » avec supplément de chantilly.

- Je n'en ai pas.

- Sérieux ? Mais ça ne doit pas être pratique pour vous appeler.

- On ne m'appelle pas, en fait.

- Ah ? Mais vous venez d'où?

- D'ici, mais pas de la même époque.

- OK ! Et vous avez un copain ?

- Non, mais avec mon boulot, je n'ai pas le temps.

- C'est quoi votre boulot ?

- Sauver le monde.

- Et donc, en fait, vous venez du futur !

- Oui, ça, je vous l’ai déjà dit.

- Génial ! Et c'est comment ?

- C'est assez sympa en fait : il y a des pluies acides qui trouent les aciers les plus résistants, des zombies zonent dans tous les coins, des rats géants, un manque de nourriture dramatique, des nécrophiles et des nécrophilephiles (ceux qui adoptent et élèvent des nécrophiles)... Oui, c'est pas mal pour y passer les vacances, fit la femme sans nom, avec un brin d’amertume dans la voix.

- Mouais, c'est pas cool en fait. Vous savez, si vous voulez, vous n'avez qu'à rester ici. J'ai un appartement sympa. Un peu petit, mais j'ai un canapé et je vous laisse ma chambre. Vous serez bien ! Vous pourrez rester aussi longtemps que vous voulez.

- Non, je ne peux pas.

- Allez, je vous promets, ça sera sympa. Et puis, je pourrai vous aider aussi dans votre boulot de sauver le monde, si vous voulez, non ?

Il avait posé sa main sur celle de la femme. Elle retira la sienne aussitôt et regarda Raph dans les yeux, l'étudiant comme un chercheur observe son cobaye. Il (Raph, pas le chercheur, ni cobaye) en fut un peu surpris.

- Ce n’est pas possible du tout, dit-elle, calmement.

- Je n’ai pas l’air comme ça, mais je sais faire plein de trucs. Je suis sûr que je pourrai vous aider ! S'il vous plaît ! Pourquoi vous ne voulez pas faire équipe avec moi ?

- Parce que vous êtes complètement...

- Amoureux, fit une voix sortie de nulle part.

-J’aurais dit débile, répliqua Lara aux cheveux violets, mais c'est pareil.

Interloqué par ce dialogue, Raph regarda autour de lui. Des morceaux de mémoire manquants lui revinrent... Un oeuf, un koala, des créateurs. Les souvenirs se reconstituèrent.

Abattu, notre pauvre héros interpella François :

- Encore un problème de scénario ?

- Non, du tout. Je profitais de l'absence de Slim pour faire quelques tests. Mais bon, visiblement, tu n'es pas prêt à travailler avec une femme sans la draguer.

- Des tests ? Mais ça ne va pas ? En plus, ce n’est pas de ma faute : Tu n'as pas choisi un laideron, quand même !

La femme sourit.

- Mais franchement, ce n'est pas sympa de jouer comme ça avec moi, murmura Raph, vraiment abattu.

Il savait comment cela allait se terminer : la femme allait disparaître et ses souvenirs avec elle.

- Et si je restais jusqu'à demain ? Intervint-elle. Après tout, il suffira de tout effacer pour que l’histoire originelle reprenne sa place. Et puis, il est mignon ce petit, ajouta-t-elle d’un air gourmand.

Il eut un moment de silence puis un soupir et la voix de François s'éleva à nouveau :

- OK, jusqu'à demain matin. Passez une bonne soirée, tous les deux.

Le sourire retrouvé, Raph entreprit de trouver un nom à sa jolie aventurière.



Un autre temps, un autre lieu... François rédigeait rapidement les grandes lignes de ce qui allait être une magnifique soirée pour Raph et son amie éphémère. Vu tout ce qui allait lui arriver ensuite, il méritait bien ça. Et puis, la créature d'un jour (et d'un soir) avait raison : une fois cet épisode effacé, le scénario initial reprendrait son cours. Donc, pas de souci.

Au moins, ce test avait prouvé qu'il avait eu raison dès le début : une « Visiteuse Sexy du Futur » aurait été vraiment problématique. Et puis le titre aurait été un peu long. Dommage que Slim n'était pas là pour voir ça...

Voile noir...



Episode 4 (Fin):

Raph s’affala entre Tim et Léo. Il avait couru les dernières centaines de mètres dans le parc et était essoufflé.

- Bravo ! Quarante-deux minutes de retard. Rassure-nous, tu as oublié ton téléphone et c’est pour ça que tu ne nous as pas prévenus ? Lança Tim.

- Non, mais le RER a eu du retard et il n’y avait pas de réseau et en sortant, j’ai pris de quoi grignoter mais le type était aussi rapide qu’un escargot avec un frein et après, bien sûr, impossible de traverser l’avenue…

- Bon, ben, fais péter la bouffe, tu nous raconteras après !

A la vue des chips au wasabi, les compères eurent une moue déconfite. Mais en apprenant qu’ils avaient échappé aux saveurs capuccino et caramel, ils furent moins hésitants. Après avoir testé un tout petit morceau, ils constatèrent que ce n’était pas si mauvais finalement. Par contre, ça piquait sévèrement la langue. Raph avala sa canette de soda d’un coup et leva le bras pour la lancer dans la poubelle voisine.

Surgissant de nulle part, un grand type baraqué, cheveux en brosse, lunettes de soleil, blouson de cuir et fusil mitrailleur à la main apparut. Les trois amis en restèrent baba.

L’inconnu regarda calmement les jeunes gens et demandant d’une voie virile au fort accent américain :

- Sarah Connor ?

- Heu, non.

Après les avoir longuement dévisagés, l’homme fit demi-tour et s’éloigna. Quelques pas plus loin, il disparut dans un nuage de fumée.

Voile noir.



Retour en arrière. Raph avala sa canette de soda d’un coup et leva le bras pour la lancer dans la poubelle voisine.

Sorti tout droit du néant, un clodo vêtu d’un long manteau rapiécé marron, une chemise vert indéfinissable, un pantalon d’éboueur et des chaussures qui fileraient même la honte à un hipster professionnel hurla :

- Non, ne jette pas cette canette, sinon, voilà ce qui va se passer !

Son visage était en sang. Il portait des lunettes de soudeurs posées sur le front et un boitier imposant lui couvrait l’avant-bras droit. Le type semblait échappé d’une institution spécialisée pour personnes en difficultés et paraissait quelque peu violent.

Il tendit la main en direction de la poubelle au pied de laquelle se trouvaient les détritus lancés par Tim et Léo peu de temps auparavant. Il prit une grande inspiration, prêt à expliquer son intervention. Au même instant, une voiturette électrique des services d’entretien du parc s’arrêta à côté de ladite poubelle. Le conducteur descendit, décrocha une pince et s’en servit pour ramasser les canettes traînant au sol et les jeter dans la poubelle. Puis il sortit le sac de ladite poubelle, l’embarqua sur le plateau arrière de sa voiturette et le remplaça par un vide. Il remonta dans le véhicule et s’en alla, laissant l’endroit propre.

Le clochard ensanglanté était resté bouche bée. Secouant la tête, il reprit contenance.

- Bon, ben, finalement, ça a été plus facile que prévu.

Il tapota sur son clavier accroché au bras et disparut (Sans nuage de fumée, parce qu’il n’y avait plus assez de budget) sous le regard médusé des trois amis.

Voile noir.



Retour en arrière. Raph avala sa canette de soda d’un coup et leva le bras pour la lancer dans la poubelle voisine.

Apparaissant devant lui, un homme en piteux état apparut. La peau grisâtre, couvertes de pustules et partant en lambeaux, vêtements déchirés et odeur nauséabonde, l’être devait drôlement se galérer pour draguer en boîte. Il y avait peu de chances qu’il puisse y entrer, d’ailleurs.

Il tendu les deux bras en direction de Raph et murmura dans un gargouillis

- Braiiiiiiiiiiiiiiiin.

- Comment ? Fit Raph.

- Braiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin !

Le nouveau-venu bava un liquide noir et visqueux.

Derrière lui, Tim poussa un hurlement.

- Un zombie !!!!

Sans demander leur reste, les trois amis se mirent à courir comme des dératés vers la sortie du parc, poursuivis pas le mort-vivant.

Voile noir.



Retour en arrière. Raph avala sa canette de soda d’un coup et leva le bras pour la lancer dans la poubelle voisine.

Sorti tout droit du néant, un clodo vêtu d’un long manteau rapiécé marron, une chemise vert indéfinissable, un pantalon d’éboueur et des chaussures qui fileraient même la honte à un hipster professionnel hurla :

- Non, ne jette pas cette canette, sinon, voilà ce qui va se passer !

Son visage était en sang. Il portait des lunettes de soudeurs posées sur le front et un boitier imposant lui couvrait l’avant-bras droit. Le type semblait échappé d’une institution spécialisée pour personnes en difficultés et paraissait quelque peu violent.

Il tendit la main en direction de la poubelle au pied de laquelle se trouvaient les détritus lancés par Tim et Léo peu de temps auparavant. Il prit une grande inspiration, prêt à expliquer son intervention. Au même instant, deux nouveaux venus surgirent de nulle part : Une femme à la chevelure blonde strictement tirée en arrière et d’épaisses lunettes, accompagnée d’un grand type costaud. Tous les deux portaient un uniforme bizarre et ne semblaient pas du tout avoir envie de rire.

- Oh non ! S’exclama le clochard qui tenta de tripoter son boitier accroché au bras.

L’athlétique inconnu le plaqua au sol et l’immobilisa.

La femme regarda les trois amis et leur dit d’un ton sec :

- Brigade du temps. Ne vous inquiétez pas. Ce dangereux individu ne vous importunera plus.

Elle appuya sur la touche d'un étrange appareil et le trio se volatilisa.

Quelques siècles plus tard, la terre fut balayée par une terrible apocalypse.

Voile noir.



En un autre lieu, un autre temps, François poussa un gémissement. Sous ses yeux, les titres du script changeaient à toute vitesse.

- Monsieur, Monsieur ?

Une voix masculine l’interpella. Il se retourna, mais ne vit personne.

- Hey, François ? fit Slim en lui tapotant l’épaule avec insistance.

De nouveau, François se retourna, mais la pièce était vide.

- Je deviens fou, pensa t-il.

- Monsieur, titre de transport s’il vous plaît !

Quelqu’un l’agitait comme un prunier.

François se réveilla en sursaut, les yeux écarquillés devant un contrôleur SNCF hilare, tout comme les voyageurs alentour. Il poussa un soupir de soulagement tandis que les bribes de rêves s’effilochaient et disparaissaient de sa mémoire, entraînant avec eux le malaise qui l’avait habité tout au long de ses péripéties oniriques.



En un autre temps et un autre lieu, devant son ordinateur, la femme fit la moue devant ce final si peu original : un rêve ! C’était tellement vu et revu que c’en était presque insultant vis-à-vis du lecteur. En plus, cette fin soulevait d’autres questions, entre autres, que faisaient François et Slim dans ce train ? Qu’est-ce qui avait provoqué ce rêve autour du VDF ? Ces interrogations impliquaient de mieux situer et de développer cette action finale.

Qu’il y ait quelques lacunes scénaristiques dans toute la partie rêve, passe encore, puisqu’un rêve n’obéit pas forcément aux mêmes lois que la réalité. Mais après toutes ces aventures, le lecteur serait en droit d’attendre un final épique et transcendant, un véritable feu d’artifice…

Elle caressa machinalement le koala apprivoisé qui somnolait près d’elle. Le marsupial marmonna quelques paroles indistinctes et se mit à ronfler. Tout à coup, levant les sourcils et souriant malicieusement, la femme farfouilla dans ses fichiers. Côté feu d'artifice, ils vont êtres servis…



Voilà !



« Et … COUPEZ ! »

La voix de François résonna sur le plateau de tournage. Aussitôt, un joyeux brouhaha résonna, tandis que chacun essayait de prendre des selfies avec le koala qui, certes ne parlait pas, mais qui était vraiment trop mignon.

Non loin de là, un des figurants discutait avec Slimane :

- Attends, un personnage qui évolue sous la plume de ses créateurs, eux-mêmes dans le rêve de François, lui-même dans le roman d’une femme, elle-même dans un film de François, ça ne fait pas un peu beaucoup ?

- C’est voulu, justement. Et comme ça, la boucle est bouclée.

Enveloppant le plateau d’un accent provençal, une voix venue de nulle part répondit à Slim :

- La boucle est bouclée... En êtes-vous vraiment sûr ?



Voile noir.



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Re: [Fan-fiction] Voilà ce qui ne va pas se passer (Fin)

Message par MatKaaHc le Dim 31 Aoû 2014 - 14:06

Pas mal du tout pour un premier essai ! Good job \o/

Ne t'offusque pas mais il manque des mots, dans le début de ton histoire. "Le panneau d’affichage de la station indiquait que son RER était en retard de 15 minutes." et "Ce matin, son entretien avec sa conseillère Pôle Emploi s’était une fois encore mal passé et mis-à-part quelques remarques".
Enfin, c'est comme ça que je vois les choses. Tiens, prend un titi chocolat.

Edit : Oh, j'ai oublié de te dire que la façon dont tu brises le quatrième mur est proprement génial Smile
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Re: [Fan-fiction] Voilà ce qui ne va pas se passer (Fin)

Message par Lasperge_bottée le Dim 31 Aoû 2014 - 14:23

Au contraire, merci MatKaaHc ! Tu as tout à fait raison. Et les erreurs sont corrigées cheers

Spoiler:
Le côté métafiction  sera le fil conducteur de tous les épisodes et va constituer une histoire dans l'histoire (si tout va bien). A suivre donc  Cool

*Scrouchhhhh* Et en pluche, il est trop bon che chocolat ! Merchiiiiiiiiii !
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Re: [Fan-fiction] Voilà ce qui ne va pas se passer (Fin)

Message par JurassicBlack le Dim 31 Aoû 2014 - 14:47

Le style d'écriture est bien sympa et le coup de la Visiteuse du Passé est franchement bien vu ! J'adore ton concept !!! Wink

Tiens, pour la peine, tu as gagné un gâteau rigolo 100% non biologique ^^ :

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Re: [Fan-fiction] Voilà ce qui ne va pas se passer (Fin)

Message par Lasperge_bottée le Dim 31 Aoû 2014 - 17:44

Depuis ton message, je ne sais pas pourquoi mais je ne passe plus les portes : est-ce à cause de ma grosse tête ou de mon gros bidon ? Ou les deux ? tongue Plus sérieusement, merci JB Embarassed
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Re: [Fan-fiction] Voilà ce qui ne va pas se passer (Fin)

Message par JurassicBlack le Dim 31 Aoû 2014 - 20:44

@Lasperge_bottée a écrit:est-ce à cause de mon gros bidon ?  

En même temps, c'est pas parce que je t'offre un gros gâteau qu'il faut le manger en entier sur-le-champ... Razz
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Re: [Fan-fiction] Voilà ce qui ne va pas se passer (Fin)

Message par Lasperge_bottée le Mar 9 Sep 2014 - 17:35

Ben oui mais je suis une morfale : j'ai un deuxième estomac rien que pour les gâteaux  pig


Episode 2 en ligne dans le premier message ... Bonne lecture !


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Re: [Fan-fiction] Voilà ce qui ne va pas se passer (Fin)

Message par Tanuki le Mar 16 Sep 2014 - 1:05

Mais je ne savais pas que tu écrivais Lasperge ! C'est marrant comme principe de fan-fic, j'ai vraiment hâte de savoir où tu vas nous mener !

Si jamais ça t'intéresse, il y a en ce moment un concours de textes sur des thèmes du VdF. Je suis en pleine phase de recrutement donc si ça te dit de participer c'est par ICI !

_________________
Concours powa:
Malédiction de l'éternelle seconde aux concours FFF : Razz
  • Dauphine Miss & Mister FFF 2014, 2015 et 2016
  • 2ème au Concours de fan-fics avec Je voudrais déjà...
  • 2ème au Concours de paroles de RM

POKEDEX - Tanukastabot :

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Re: [Fan-fiction] Voilà ce qui ne va pas se passer (Fin)

Message par Lasperge_bottée le Jeu 18 Sep 2014 - 10:25

Merci Tanuki Very Happy

Pour le concours, je vais voir, je suis en panne d'inspiration en ce moment Crying or Very sad
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Re: [Fan-fiction] Voilà ce qui ne va pas se passer (Fin)

Message par Nigami le Jeu 18 Sep 2014 - 11:30

Le Visiteur du Futur mélangé à des blagues méga ? Mais ça m'a l'air mortel ! Et y'a une intrigue derrière en plus de ça ! J'ai vraiment hâte de connaître la suite Very Happy
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Re: [Fan-fiction] Voilà ce qui ne va pas se passer (Fin)

Message par Lasperge_bottée le Mar 17 Mar 2015 - 13:33

Merci Nigami Very Happy

Et voilà, enfin la fin ! Les trois premières parties ont été corrigées et la quatrième est finalement terminée (à voir dans le 1er message).

Rappel : l'abus de méta n'est pas dangereux pour la santé Razz


Bonne lecture !

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Re: [Fan-fiction] Voilà ce qui ne va pas se passer (Fin)

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