[Texte] George

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[Texte] George

Message par Tanuki le Mar 4 Nov 2014 - 23:12

Point modo concours :

Ce texte a été écrit par Simon C dans le cadre du concours de textes 2014 "L'écrivain du futur" (cliquez sur ce lien si vous voulez savoir les consignes, thèmes et contraintes d'écriture, auxquelles étaient soumises la création de ce texte). Pour cette raison ne vous étonnez pas des premiers commentaires que vous pourrez lire. Ils ont été écrits au cours de ce concours durant lequel l'auteur était anonyme. ^^

Si ce concours et les textes qui ont été écrits dans ce cadre vous intéresse, vous trouverez les liens de chacun d'entre eux sur la page des résultats du concours.

Merci à vous !




George

C’était une journée de merde pour M. Lomlepluklasdumonde. Une journée banale quoi. Ça avait commencé tôt. Enfin tôt, tout est relatif, tôt pour un petit bourgeois de Néo-Versailles. En effet, George était propriétaire depuis peu. Il avait travaillé dur et économisé pour ça mais depuis un peu plus de six mois il était propriétaire de son propre sceau à caca personnel. Et pas n’importe lequel ! Un sceau en métal, de la vraie qualité. Un truc acheté une blinde au coin dur, le seul bon repère pour les vrais objets de valeurs. C’était pas une contrefaçon faite par des petits enfants américains sous-payés et mal traités avant le début de la grande apocalypse, quand les chinois dominaient encore le monde. Le genre de sceau à caca en plastique acheté par des pigeons pour même pas une pièce à ces arnaqueurs du coin mou, tout ça pour se vanter d’être propriétaire. Ces sceaux ne résistaient pas à une diarrhée radioactive qui se faisait de plus en plus fréquente en cette saison.
Enfin bref, je m’égare. M. Lomlepluklasdumonde...

Excusez-moi, c’est un nom assez ridicule tout de même, je me dois de vous expliquer d’où il vient. George était autant Bourgeois de par son sceau à caca que de par son nom de famille. Il était l’une des rares personnes à posséder un patronyme. La plupart des gens n’en avaient pas, ce qui rendait les conversations parfois étranges tant elles étaient propice au quiproquo. D’aucun dirait que c’était très con de la part des gens de Néo-Versailles. Et d’aucun (quel qu’il soit) aurait raison d’ailleurs. La majorité des gens à Néo-Versailles était vraiment con. Vraiment. Du coup, ceux qui se fendaient d’un nom de famille se faisaient souvent raillés, on les traitait de Bourgeois. Toutefois il ne fallait aucun prérequis pour avoir un nom de famille. Après tout, sans réel document officiel, chacun faisait ce qu’il voulait. Vous me demanderez alors pourquoi ce problème de quiproquo amené précédemment ? Eh bien je me répète mais les Néo-Versaillais n’étaient pas vraiment tous des génies. Particulièrement la lignée des Bernies. Ils s’appelaient tous Bernie, homme ou femme. Ils se reproduisaient entre eux pour garder pure le sang breton qu’ils revendiquaient. Autant dire que ça n’aidait pas des masses. Bon c’est bien beau toutes ces histoires mais ça ne nous donne pas les origines du nom Lomlepluklasdumonde, et ça ne fait pas non plus avancer l’histoire. Bon bah tant pis on avance l’histoire, comme l’a dit un jour un grand homme : « la généalogie, c’est chiant ! ».
C’était une journée de merde pour George, une journée banale en somme. C’est donc tôt mais pas trop tôt non plus que commençait sa journée. Au final tôt, pas tôt… c’est assez discutable quand plus aucune horloge n’est vraiment fonctionnelle. D’ailleurs il est assez intéressant de noter comment les Néo Versaillais se repèrent dans le temps sans horloge. Non, pas assez de temps ? Bon d’accord je ferme ma gueule. Dommage c’était intéressant… Juste un indice alors, ça implique un vieux slip, un suppositoire et un grille-pain.
Bref, c’est à « tôt-mais-pas-trop-tôt-non-plus moins le quart » que commence notre histoire. George venait de se lever et la journée s’annonçait déjà longue. C’est donc dans un souci de concision et de respect des consignes que cette journée tiendra en moins de 4800 mots. A peine levé et sorti de sa demeure (si on considère qu’une vieille ruelle sombre avec deux cartons en guise de toit et « demeurh deux M. Lomlepluklasdumonde » maladroitement inscrit, probablement avec ses propres excréments, sur un mur est une « demeure »), il venait de se rendre compte de la disparition de son sceau à caca. La pire chose qui puisse lui arriver si on a lu le début de cette histoire. Mais c’est dans ces moment-là, ces moments de détresse, de désespoir, quand tout semble perdu que les vrais héros se dégagent de la masse. Ils agissent, enquêtent, prennent des décisions et retournent la situation à leur avantage. Les grands leaders savent qu’un problème, aussi grave soit-il, n’est qu’une occasion de plus de montrer leur talent, une occasion de briller !
***
C’est donc quelques instants plus tard que l’on retrouve notre protagoniste affalé sur une chaise branlante du Hilton.
- Bah alors, qu’est-ce tu veux le bourge ? Demanda Véronique.
Ou plutôt cria. Enfin tout est question de point de vue… Pour elle c’était une question qui se rapprochait le plus de ce qu’elle connaissait de la politesse. La tenancière aux longs cheveux bruns (ou aux longs cheveux sales, personne n’a jamais su) n’y allait guère avec des pincettes pour communiquer avec ses clients. Elle pouvait parfois se montrer plus virile que Chuck Norris, mais c’était comme ça qu’on survivait à Néo Versailles. Non, cria quand même.
- Jus de chaussette. Répondit George sans trop de conviction.
- Bah alors Monseigneur Lepluklasdumonde ? On est pas dans son assiette ?
- Pas vraiment non…
- Voulez pas en parler ?
- Non
- Remarque j’comprends, j’avais un frère comme ça, l’aimait pas parler de c’qu’il avait sur le cœur. ‘Fin vous savez il a arrêté d’être comme ça quand il est mort d’une diarrhée radioactive.
- Qu’est-ce que vous comprenez pas dans « je veux en pas parler » ?
- Ah bah d’accord, Môssieur est trop bon pour moi ?! Môssieur veut pas qu’j’y parle de ses problèmes ?! Bah tiens, jus de chaussette !
Elle lui envoya un gobelet tellement vite qu’il ne put le rattraper avant qu’il tombe par terre, renversant son contenu peu ragoutant, mais qui avait la capacité de vous faire voir le monde autrement. Elle répondait souvent de la sorte aux clients récalcitrants. Comme je l’ai dit, elle savait se faire respecter.
- Je pourrais en avoir un autre s’il-vous-plaît ? Demanda-t-il un rien irrité.
- Mais bien sur mon bon Môssieur. J’suis à vot’ service. Répondit Véronique tout en envoyant un gobelet encore plus fort.
- Ah, laissez tomber… Dit-il en repartant tête baissée.
C’est en marchant d’un pas lent dans cette position qui permet pourtant à celui qui en use de voir le sol de manière plus que satisfaisante que son pied entra en contact avec une peau de banane. Son pied, bien qu’inconscient des conséquences, réagit comme l’aurait fait tout autre pied : il décolla du sol en entrainant son propriétaire dans une chute improbable. C’est donc tout naturellement que sa main qui n’avait pas été mise au courant de la situation par le pied (ce qu’elle trouvait assez malpoli), jugea qu’il était temps d’essayer de sauver le peu de dignité qu’il restait à son propriétaire. Elle décrit trois rotations antihoraires consécutives sur elle-même avant de s’accrocher fermement à un cylindre. Cylindre qui s’avérait être un verre. Verre qui était en location limitée dans le but de boire son contenu à ce que l’on pourrait qualifier d’une montagne de muscles. Laquelle montagne risquait de ne pas être très contente dans quelques instants. En effet ce qui devait arriver arriva : le verre ne pouvant pas rester collé à la table (et n’en ayant aucunement l’envie) fut envoyé directement dans la tête de son propriétaire provisoire. On pouvait dire que la main n’avait pas vraiment bien joué son coup. En même temps elle n’avait jamais été très maline, tout le monde le disait bien.
Le colosse qui avait maintenant le visage trempé resta quelques secondes dans sa position initiale, la bouche entrouverte. On aurait dit un Stallone chauve dans ses meilleurs jours d’acting. Après ces quelques secondes de réflexion, il décida de se lever calmement. Il retourna son corps imposant vers son assaillant qui avait à peine eu le temps de se remettre debout et de réaliser ce qui venait de se passer. George tenta quelques mots d’excuse mais aucun n’arrivait complet à ses lèvres. Il ne pouvait que contempler la mort certaine qui arrivait vers lui en un mélange corse entre Damin Lewis et Vin Diesel.
Il sentit son courage et le peu de dignité qui lui restait s’écouler le long de ses cuisses.
***
- Je suis désolé mec mais en même temps je pouvais pas savoir…
- Nan mais je vous en veux pas vous inquiétez pas, dit George. Moi aussi j’aurais mal interprété à votre place. Un verre dans la gueule sorti de son contexte c’est jamais agréable.
- Ouais mais quand même ça me fait mal de savoir qu’un mec comme toi, sympa et tout, subisse autant en si peu de temps.
- Vous pouviez pas savoir que c’était pas intentionnel, l’erreur est humaine. Mais c’est vrai que je passe déjà une journée de merde à cause de… ma… de mon…
L’imposante machine à tuer serra alors George contre lui dans ce qui pourrait paraître être un enlacement plus qu’amical. Mais c’est ça, la vraie amitié virile au premier regard.
- T’inquiète pas, dit-il les larmes aux yeux, je comprends. Moi aussi j’ai perdu quelqu’un et je sais ce que ça fait. Mais je vais t’aider à t’en sortir, à la retrouver. Je te dois bien ça après t’avoir cassé le bras et ensanglanté la gueule.
- C’est gentil, mais je crois qu’il n’y a plus d’espoir…
Le judoka borgne desserra alors son étreinte pour saisir George par les épaules. Tel un coach sportif il pensait avoir plus d’influence dans cette position, les yeux dans les yeux. C’était toujours très… viril.
- Il faut pas que tu baisses les bras, je te l’interdit ! Moi j’ai pas eu cette chance, je peux plus retrouver celle que j’ai perdue mais toi t’as encore une chance. On va faire ça ensemble, on va y arriver ! Moi j’ai les muscles qui faut et toi t’es malin comme un renard, ça ne peut que marcher.
- Je sais pas si je suis si malin que ça, dit George en se retournant vers son jus de chaussette. Pas plus tard qu’hier je me suis fait avoir par une bande de fils de point de fumier. Une famille entière. Il était trois, deux mecs et une meuf. Ils m’ont dérobé tout mon fric après m’avoir fait croire que j’étais leur ami… D’ailleurs en y repensant c’est peut-être eux qui m’ont volé mon sceau, ils savent où j’habite.
- Bah voilà tu vois que t’es rusé ! On a une piste maintenant, il suffit juste de retrouver cette bande de tocards et on va récupérer l’élue de ton cœur.
- Oui enfin c’est vrai que je l’aimais bien ce sceau à caca mais de là à dire « élu de mon cœur »…
- C’est ton sceau à caca que tu cherches ?
- Bah oui bien sûr pourquoi ?
- T’aurais pas pu réagir plus tôt ? Depuis tout à l’heure je me livre à toi, je te donne ma parole d’honneur que je vais t’aider à retrouver la personne qui t’es chère et jamais tu te dis que y’a un truc qui va pas, qu’on parle pas de la même chose ?
- Je l’aimais quand même beaucoup ce sceau à caca… C’était un vrai en métal acheté au…
Le colosse se leva d’un coup de sa chaise en effectuant une ganache menaçante, le genre de ganache qu’on aime pas voir sur le visage de quelqu’un qui fait vingt centimètres et trente kilos de muscles de plus que vous. Parce qu’après tout, la même ganache sur passe-partout c’est moins effrayant. C’est presque attendrissant. Enfin bon, revenons à la ganache de notre cher Mattéo. Oui pour ceux qui ne suivent pas au fond c’est Mattéo hein, c’est pas un autre Clegane chelou de Game of Thrones. On fait pas de cross-univers ici.
- Allez-y, vous pouvez recommencer à me frapper, gémit George. Je crois bien que je l’ai mérité. En ce moment je sais plus trop où j’en suis. Je dois vous dire que je ne comprends même pas comment je me suis fait avoir par ces mecs hier. Ils avaient un nom de personne à qui il faut pas faire confiance, un nom italien. C’était pas Louvardi, c’était…
D’un coup la montagne pris un air grave.
- Les Lombardis.
- Ouais c’est ça ! Tu les connais ?
- Oui.
- Bah voilà c’était eux. Je suis sûr qu’ils n’ont pas pu s’empêcher de voler mon sceau à caca quand je leur ai dit que j’en avais un en métal. Tu sais où je peux les trouver ?
- Non.
Il y eut un silence d’approximativement vingt minutes. Enfin du moins c’est ce qui paraissait être vingt minutes pour George mais encore une fois, les Néo-Versaillais et le temps…
- J’imagine que c’est maintenant qu’on doit se dire au revoir, non ? Dit George à tout hasard afin de briser le silence.
- Attend un peu. Ils faisaient quoi ?
- Ça j’en sais pas grand-chose. Ils avaient l’air sur leur garde, comme poursuivis. J’imagine que c’est pour ça qu’ils volent. Le plus petit des deux frères avait l’air camé et assez effrayé. Il parlait sans cesse d’une rousse, je sais pas trop pourquoi… ça m’a paru bizarre qu’un type porte autant d’intérêt à une personne qui affiche avec autant d’indécence son absence d’âme quand même, non ?
***
Apparemment il ne fallait pas rigoler avec les rousses quand on était près de ce charmant monsieur. C’est la première conclusion à laquelle arriva George. Assez étrangement, après s’être pris trois chaises sur la tête et deux Kata-Guruma, son cerveau arriva à une autre conclusion, il était décidément extrêmement stupide. Au-delà de tout entendement. Il avait réussi à convaincre un mètre quatre-vingts dix de muscles pur d’arrêter de lui exploser la tête contre le comptoir pour l’en re-convaincre un quart d’heure plus tard. C’était du gâchis. Si seulement il avait pu faire la connexion entre ce que les muscles sur patte lui avaient raconté il y a cinq minutes et ce qui lui était arrivé la veille, il aurait évité ce qui est probablement la pire boulette qu’il n’ait jamais fait.
Ça ne se serait pas passé comme ça s’il avait eu son fidèle peigne à cran d’arrêt, oh non ! Mais bon, envolé. Comme son sceau à caca. C’était tout de même dommage car il était particulièrement doué dans le maniement de cette arme redoutable pour qui sait s’en servir correctement. Ça faisait trois ans d’affilés qu’il finissait deuxième au championnat du monde de peigne à cran d’arrêt de Néo-Versailles, ce qui était un plutôt bon score. Il espérait finir premier cette année mais cela paraissait compromis après cette altercation. Non vraiment, c’était dommage car cette discipline était tout à fait respectable. Ce n’était pas vraiment un championnat du monde dans le sens où seul les Néo-Versaillais y participaient mais tout le monde en respectait les résultats. Les règles étaient complexes et on admirait déjà ceux qui les comprenaient. L’obtention de points était tellement compliqué que George était second tout en étant le seul participant. Mais encore une fois je m’égare, l’explication et la décortication de ce sport, ses mécaniques complexes et fines, son joueur à la santé mentale douteuse, mériterait une trilogie entière. Ainsi que trois prequels de qualité inférieur mais que vous aimez quand même et qui vous font revivre des moments de bravoure de votre enfance et enfin un septième épisode repris par un cinéaste que vous admirez beaucoup et dont vous êtes certain qu’il donnera une seconde vie intéressante et méritée à une saga que seules les personnes ayant perdu leur âme d’enfant pourraient ne pas apprécier. Bref, c’est un sport de combat intéressant en somme.
C’est tout de même assez remarquable ce qu’un cerveau peu accomplir comme déductions lorsqu’il est assaillit de violents coups de comptoir. D’ailleurs il me semble que ces coups de tête sur le comptoir sont une bonne transition vers l’épilogue de notre histoire. George m’en remerciera, il commence à avoir mal à la tête. Merci George. De rien. C’est tout pour moi.
***
George Lomlepluklasdumonde était un habitant plus que normal à Néo-Versailles. C’était ni plus ni moins un citoyen lambda et donc exceptionnel. Exceptionnel de par son manque de perspicacité certes, mais exceptionnel tout de même. Chaque personne avait sa particularité à Néo-Versailles, un peu comme chez les schtroumpfs. Lui avait inventé un sport et s’était fait cassé la gueule par un étranger. On en avait toutefois pas parlé longtemps car cet évènement ainsi que l’arrestation de l’étranger par les forces de l’ordre (aussi appelées les forces « zouzou » mais c’est encore une autre histoire) était arrivé quelques jours après les débuts du voyageur du temps dans le monde du showbizness. Mais tout le monde était accepté comme il était à Néo-Versailles, c’était un peu le MacDo des débiles.
Ce qui lui est arrivé ensuite est nettement moins intéressant mais mérite tout de même d’être mentionné. Après cette altercation il s’est difficilement remis de ses blessures et a oublié tout de sa vie, y compris son nom mais se rappelle encore de la perte de son sceau. La quête de son graal perdu (que d’aucun qualifierait de ridicule et, décidemment, ce « d’aucun » est très intelligent) était maintenant ce qui définissait sa vie. Il ne vivait plus que pour le seul souvenir qui le rattachait à sa vie passée. Lors de la « grande ruée vers le cercle After Effects » comme appelle les habitants de Néo-Versailles le jour où un vortex temporel s’est ouvert, juste après la tentative de révolution, il a fait comme la plupart des gens présent et est passé de l’autre côté. C’est alors qu’il s’est retrouvé en 2014 dans le comté de Malakoff. Depuis il ère entre le rer B et la ligne 13, complètement perdu dans ces contrées qui lui rappellent un peu Néo-Versailles, la ville de son enfance, la ville de ses souvenirs perdus. Les personnes qui vivent en 2014 racontent même que si on tend l’oreille à Malakoff on peut entendre au loin une âme seule et triste crier : « Mon sceau ! Mon sceau ! ». Je t’invite toi aussi cher lecteur à prêter attention à ce que te disent les clochards qui viennent gentiment demander de l’argent sur la ligne B du Rer, car un jour peut-être entendras-tu George te conter son aventure lui-même et alors, j’espère que tu croiras enfin à l’histoire rocambolesque que je viens de te conter. Si un jour tu venais à croiser son chemin je t’en prie, met fin à ses souffrances et offre lui un sceau en métal neuf afin qu’il termine ses jours en paix.
Hélas comme toute bon récit, l’histoire devint une légende, la légende un mythe et comme l’eau de Quézac ou l’anneau unique, ce qui n’aurait pas dû être oublié fut perdu… C’est ainsi que l’on parle de George Lomlepluklasdumonde et de son sceau à caca, désormais célèbres, à Néo-Versailles.
On dit également qu’après tout ce qui lui était arrivé, juste avant de passer le portail temporel il s’était promit une chose. S’il tenait l’enfant de gredin qui lui avait volé son sceau à caca, il lui ferait passer le goût du pain.


The End



Dernière édition par Tanuki le Mar 3 Mar 2015 - 11:31, édité 1 fois

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Re: [Texte] George

Message par Zazu le Mer 3 Déc 2014 - 21:44

Oh mon Dieu, j'ai adoré ! La manière dont le narrateur se perd dans ses pensées est très bien menée, j'aime beaucoup les nombreuses références (elles passent bien, justement grâce au style du narrateur), qu'est-ce que j'ai ri !

L'histoire en elle-même n'a pas de grand intérêt mais tu nous la vends super bien, je suis fan !
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Re: [Texte] George

Message par yao le Ven 5 Déc 2014 - 0:18

J'ai beaucoup aimé la narration. Et l'histoire est amusante ^^
Après, je ne vois pas Mattéo aidé un Néo-Versaillais à trouver son seau à caca xD Et je trouve juste dommage que tu aies fait une combo de trois mots obligatoires. Alors, certes, c'était pour mettre tous les mots dans le texte (et, pour ça, GG) mais je ne crois pas que c'était obligatoire de passer par-là x)

Sinon, on s'est du coup bien attaché à George et, ça, c'est vraiment un bon point Wink

PS : l'insulte de Néo-Versailles c'est "fils de foin de fumier" il me semble et non "fils de point de fumier" ^^

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Re: [Texte] George

Message par maribanbelle le Lun 29 Déc 2014 - 15:41

J'ai un peu moins accroché à la narration que j'ai trouvé un peu fouillis.
Par contre l'histoire est sympa et s'inscrit bien dans le contexte de Néo-Versailles, avec ses enjeux aussi important qu'un seau à caca.
Et j'ai bien aimé comment tu as inséré tous les mots dans le texte Smile
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